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Cullen concentré sur un podium au Mans

Ryan Cullen, pilote irlandais, se rendra aux 24 Heures du Mans pour sa huitième participation et la quatrième avec son équipe actuelle Vector Sport. Le pilote de 31 ans a manqué de peu le podium en 2024, terminant 4e en LMP2 à seulement six secondes après 24 heures de course, et cherchera à décrocher ce podium tant attendu aux côtés de ses coéquipiers habituels en ELMS, Vlad Lomko et Pietro Fittipaldi.

Cullen concentré sur un podium au Mans
02/06/2026

Nous avons rencontré l’ancien champion de la Porsche GT3 Challenge Middle East alors qu’il se prépare pour la 94e édition des 24 Heures du Mans.

Q : Avec une 6e place à Barcelone et une 5e place au Castellet, comment résumerais-tu les deux premières courses de la saison 2026 d’ELMS de ton point de vue ? Quels points positifs retiens-tu pour la suite, en vue du Mans et d’Imola ?

Ryan Cullen : « Le plus gros point positif de ce début de saison ELMS 2026, c’est que nous avons marqué un bon nombre de points et que nous sommes dans une position solide au championnat. C’est une performance correcte compte tenu de la compétitivité du plateau LMP2 et du fait que nous avons manqué de chance à Barcelone ; beaucoup d’équipes ont bénéficié d’un arrêt au stand sous Full Course Yellow en milieu de course et nous n’avons pas pu en profiter.

Les manches de Barcelone et du Castellet nous ont clairement préparés aux 24 Heures du Mans, car nous avons montré que nous pouvions nous battre aux avant-postes, que nous sommes constants et que nous commettons peu d’erreurs. Ces courses nous placent vraiment dans une bonne dynamique. Peu de choses ont changé au sein de Vector Sport en termes de line-up et de structure d’équipe ces 12 derniers mois, mais nous avons progressé dans plusieurs domaines clés. »

Q : La prochaine course est les 24 Heures du Mans, et tu pilotes avec Vector Sport et tes coéquipiers Vlad Lomko et Pietro Fittipaldi. Sans changement dans ton équipe ELMS et ton line-up, quelles différences, s’il y en a, fais-tu dans ta préparation pour les 24 Heures du Mans par rapport à une course ELMS de 4 heures ?

RC : « Ma préparation pour une course ELMS et pour les 24 Heures du Mans est très différente. Je fais très attention à ma condition physique et j’essaie de perdre quelques kilos, car il n’y a pas de poids minimum pour les pilotes et cela fait une vraie différence en LMP2.

À côté de ça, je passe beaucoup de temps à revoir des images des précédentes éditions du Mans, tout en travaillant étroitement avec les ingénieurs de l’équipe chez Vector Sport. Nous voulons gagner Le Mans, et l’approche est complètement différente d’une course ELMS de quatre heures, car au lieu de jouer une stratégie de long terme axée sur des points réguliers pour le championnat, tu roules à fond avec une seule chance de victoire. »

Q : Le fait que les 24 Heures du Mans ne fassent pas partie de l’ELMS enlève-t-il une partie de la pression pour toi en tant que pilote, ou le fait que ce soit la plus grande course d’endurance au monde apporte-t-il ses propres exigences ?

RC : « Pour moi, il y a une bonne pression aux 24 Heures du Mans. J’y ai couru plusieurs fois et j’ai vu l’épreuve évoluer et grandir chaque année, surtout depuis l’arrivée du Hypercar. L’ELMS crée aussi de la pression parce que les courses sont relativement courtes et le niveau en LMP2 a énormément augmenté. Tout le monde élève son niveau de professionnalisme chaque année, avec des équipes LMP2 qui se rapprochent de plus en plus des programmes Hypercar. »

Q : Quelle est la clé d’un bon résultat au Mans ?

RC : « La clé d’un bon résultat aux 24 Heures du Mans, c’est d’avoir une voiture rapide à la fin de la course. Il faut anticiper la direction que prendra le Circuit de la Sarthe le dimanche après-midi, tout en réussissant chaque arrêt au stand – on ne peut pas se permettre de perdre du temps dans les stands dans une course aussi stratégique.

« C’est plus qu’une course de 24 heures pour les pilotes. On doit arriver au circuit tôt le matin, et il est essentiel de garder un bon niveau de forme physique, de nutrition, d’hydratation et de sommeil. Je m’intéresse particulièrement à la nutrition : j’aime savoir ce que je mange et pourquoi c’est bénéfique, comprendre ce dont mon corps a le plus besoin.

« Les équipes ont leurs propres chefs, donc on travaille étroitement avec eux et on met en place des plannings clairs avec les ingénieurs, mais la course est différente chaque année et il faut savoir s’adapter plutôt que suivre une routine rigide. Par exemple, l’édition 2025 était très chaude, ce qui a mis davantage l’accent sur l’hydratation et la gestion de l’énergie. Ensuite, il y a des choses simples comme changer de visière selon les conditions de lumière et anticiper les pires scénarios. »

Q : Ce sera ta 8ème participation en LMP2 aux 24 Heures du Mans. As-tu un virage ou une section préférée sur le Circuit de la Sarthe ?

RC : « Les virages Porsche sont la partie la plus amusante du Circuit de la Sarthe, et elles sont particulièrement agréables de nuit. J’y dépense plus d’énergie en concentration pour optimiser cette séquence de virages que partout ailleurs, car c’est extrêmement rapide et le trafic peut être compliqué. Les pilotes peuvent vraiment faire la différence à cet endroit, ce qui rend le fait de bien les négocier très satisfaisant. »

Q : Quand tu regardes le plateau LMP2 qui sera engagé au Mans cette année, quel serait un bon résultat à 16h le dimanche 14 juin ?

RC : « Après avoir terminé 4e il y a deux ans, nous devons faire mieux. Bien sûr, la victoire aux 24 Heures du Mans reste l’objectif ultime, mais tous ceux qui terminent dans le top 3 auront réalisé une très grande performance. Nous avons l’expérience, le line-up de pilotes et une bonne voiture sur un format de 24 heures, donc tous les ingrédients sont réunis. »

L’édition 2026 des 24 Hours of Le Mans sera la 94e de l’histoire de la course, créée en 1923, et se déroulera les 13 et 14 juin. CLIQUEZ ICI pour plus d'informations sur l'évènement. 

Ecrit par
Jeanne Vatat
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