Spa-Francorchamps
12
j
:
15
h
:
43
m
:
27
s
Retour

Dix ans de l’ELMS à Spa-Francorchamps

Cette année marque le dixième anniversaire de l’extension de l’European Le Mans Series, passée de cinq à six courses par saison avec l’ajout des 4 Heures de Spa-Francorchamps pour la première fois en septembre 2016. Nous revenons sur la toute première course ELMS de quatre heures disputée sur le plus prestigieux circuit belge.

Dix ans de l’ELMS à Spa-Francorchamps
22/07/2026

La course de 2016 sur le Circuit de Spa-Francorchamps, qui constituait la cinquième manche de la saison, s’est tenue le dimanche 25 septembre, les qualifications ayant eu lieu la veille. Nicolas Lapierre a décroché la toute première pole position en LMP2 au volant de l’Oreca 05-Nissan n°21 de DragonSpeed. Le multiple vainqueur des 24 Heures du Mans en LMP2 s’est ainsi élancé en tête du peloton de 39 voitures.

Enzo Guibbert a obtenu la pole position en LMP3 avec la Ligier JS P3-Nissan n°9 de Graff, tandis qu’Alessandro Pier Guidi a signé la pole dans la catégorie LMGTE au volant de la Ferrari F458 Italia n°56 d’AT Racing.

Les 4 Heures de Spa-Francorchamps 2016 ont débuté sur une piste sèche, avec Nicolas Lapierre au volant de l’Oreca 05 n°21 de DragonSpeed en tête de la catégorie LMP2 depuis la pole position. Il a conservé son avantage durant les premiers tours devant la Gibson 015S n°38 de G-Drive Racing et l’Oreca 05 n°46 de Thiriet by TDS.

Dès le premier tour, l’Oreca n°33 d’Eurasia Motorsport est partie en tête-à-queue avant de s’immobiliser en piste après la perte d’une roue arrière, provoquant la première neutralisation par Full Course Yellow afin de permettre son évacuation.

Au redémarrage, Lapierre a creusé l’écart. En LMGTE, Rory Butcher, au volant de la Ferrari n°66 de JMW Motorsport, est remonté de la quatrième à la première place grâce à un excellent départ, dépassant notamment la Ferrari n°56 d’AT Racing, auteure de la pole. En LMP3, la Ligier n°9 de Graff Racing pilotée par Enzo Guibbert a conservé la tête de la catégorie depuis la pole, tandis qu’Alex Brundle, sur la Ligier n°2 de United Autosports, s’est hissé à la deuxième place avant la neutralisation.

Au dixième tour, un contact entre la Ligier LMP2 n°40 de Krohn Racing et la Ferrari LMGTE n°60 de Formula Racing a entraîné une nouvelle période de Full Course Yellow. Plusieurs voitures de la catégorie LMGTE, dont la Ferrari n°66 de JMW alors en tête, ont profité de cette neutralisation pour effectuer un arrêt anticipé afin de changer de pneus.

Lors du nouveau départ, Lapierre s’est nettement échappé en LMP2, portant son avance sur l’Oreca n°46 de TDS et la BR01 n°32 de SMP Racing. Les premiers arrêts des leaders LMP2 ont commencé aux alentours du vingtième tour, offrant provisoirement le commandement à la G-Drive n°38 puis à la Ligier JS P2 n°47 du WRT Grasser Racing Team. Ces voitures se sont arrêtées vers le trentième tour, ce qui a permis à Pierre Thiriet de reprendre la tête du LMP2 avec environ 30 secondes d’avance.

En LMP3, les Ligier n°2 et n°3 de United Autosports ont effectué à ce moment-là leurs arrêts obligatoires plus longs, perdant temporairement des positions mais mettant en place une stratégie de ravitaillement à trois arrêts.

En LMGTE, la Ferrari n°66 de JMW a conservé la tête de sa catégorie après les arrêts, devant la Ferrari n°51 d’AF Corse, malgré un tête-à-queue plus tôt dans la course de la Ferrari n°56 d’AT Racing.

Le rythme de l’épreuve a été perturbé au 37e tour lorsque la n°48 de Murphy Prototypes, pilotée par Gary Findlay, a violemment percuté les barrières au virage 9. L’intervention de la première voiture de sécurité a regroupé le peloton et offert des opportunités stratégiques pour les arrêts aux stands.

Au redémarrage, la n°38 de G-Drive menait en LMP2 devant la n°47 du WRT et la Ligier n°41 de Greaves Motorsport, tandis que la n°32 de SMP Racing profitait de la neutralisation pour rentrer aux stands afin d’effectuer des réparations.

Aux alentours du 50e tour, un nouvel accident au virage 9 impliquant la Morgan n°29 de Pegasus Racing pilotée par Rémy Streibig a provoqué une longue intervention de la voiture de sécurité. Pendant cette période, la n°47 du WRT a effectué un arrêt opportuniste et est ressortie en tête du LMP2 devant la n°21 de DragonSpeed et la Ligier n°28 d’IDEC Sport.

Cette neutralisation a également favorisé la remontée des voitures de LMP3, permettant notamment à la n°2 de United Autosports de revenir vers les positions du podium. En LMGTE, la Ferrari n°51 d’AF Corse a subi un long arrêt après un contact avec la n°41 de Greaves à Blanchimont, ce qui l’a reléguée dans le classement.

Ces voitures de sécurité successives ont mis en évidence l’importance capitale de la stratégie d’arrêts, des équipes comme Graff en LMP3 cherchant à allonger leurs relais carburant jusqu’à environ 45 à 60 minutes.

Dans la dernière heure de course, alors que la piste était partiellement humide, Laurens Vanthoor, au volant de la Ligier JS P2 n°47 du WRT, conservait une courte avance en LMP2 sur la n°21 de DragonSpeed, cette dernière étant toutefois pénalisée par un arrêt obligatoire de cinq secondes pour un dépassement effectué sous régime de voiture de sécurité.

Cependant, Nicolas Lapierre a su tirer profit des conditions de piste humide aux alentours du 90e tour pour dépasser Vanthoor de manière décisive et reprendre la tête, lors d’un duel crucial pour la victoire en LMP2.

Derrière eux, Mathias Beche, sur l’Oreca n°46 de TDS, a résisté aux attaques d’Andrea Pizzitola au volant de la Ligier n°25 d’Algarve Pro Racing pour conserver la troisième place. Mais Pizzitola a finalement terminé dans le bac à graviers du virage 14 en fin d’épreuve, provoquant une nouvelle neutralisation par Full Course Yellow afin de sécuriser la fin de course.

En LMP3, la Ligier n°9 de Graff a conservé son avantage grâce à des arrêts aux stands parfaitement maîtrisés, tandis que la n°2 de United Autosports a dépassé ses concurrents pour décrocher la deuxième place.

Les batailles en LMGTE se sont intensifiées dans le trafic, la Ferrari n°66 de JMW creusant l’écart sur la Porsche n°88 de Proton Competition. Dans les derniers tours, Matt Griffin, au volant de la Ferrari n°55 d’AF Corse, a réussi à dépasser un concurrent pour s’emparer de la troisième place. DragonSpeed a finalement conservé son avantage et remporté la victoire au classement général sous le régime de la dernière neutralisation.

Les 4 Heures de Spa-Francorchamps 2026 se dérouleront le dimanche 23 août et constitueront la quatrième manche de l’European Le Mans Series 2026.

Les billets sont toujours disponibles pour la course de cette année, à partir de seulement 8 €.

CLIQUEZ ICI pour consulter le résultat des 4 Heures de Spa-Francorchamps 2016 (fichier PDF).

CLIQUEZ ICI pour revoir l’intégralité des 4 Heures de Spa-Francorchamps 2016 sur la chaîne YouTube de l’ELMS.

Ecrit par
Jeanne Vatat
Partager
X Facebook Whatsapp
Derniers articles
4 heures de
Spa-Francorchamps
21 août 2026
LES Essais Libre 1 DÉMARRENT DANS
12
jours
:
15
heures
:
43
min
:
27
sec