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Le Castellet sourit à Matt Griffin

L’ancien champion ELMS LMGTE Matt Griffin a participé à toutes les courses ELMS disputées sur le Circuit Paul Ricard, le pilote irlandais ayant signé cinq victoires de catégorie sur les quatorze courses organisées sur ce circuit depuis 2013.

Le Castellet sourit à Matt Griffin
01/05/2026

Matt Griffin, en course avec Johnny Mowlem sur la no52 RAM Racing Ferrari F458 Italia, a remporté les 3 Heures du Castellet, la finale de la saison, et ainsi décroché le titre LMGTE en 2013.

En 2014, Griffin a de nouveau gagné en France, s’imposant lors des 4 Heures du Castellet (première course) aux côtés de Duncan Cameron et Michele Rugolo sur la no55 AF Corse Ferrari F458.

Sa troisième victoire est arrivée en 2017, avec Griffin et Cameron rejoints par Aaron Scott sur la no55 Spirit of Race Ferrari F488, un trio qui a répété l’exploit en 2020.

Matt Griffin a signé sa cinquième victoire, la quatrième pour Cameron, au Castellet en 2024 en catégorie LMGT3 sur la no55 Spirit of Race Ferrari 296 LMGT3, aux côtés du Sud-Africain David Perel, qui a rejoint l’équipe en 2021.

Matt Griffin se prépare désormais à disputer sa 15e course ELMS au Castellet, de nouveau associé à ses coéquipiers Duncan Cameron et David Perel.

Q1 : Comment s’est déroulée la course d’ouverture de la saison à Barcelone pour vous ? Quels éléments positifs retenez-vous en vue de ce week-end ?

« Globalement, c’était une bonne course. Cette année en ELMS est particulièrement relevée, la concurrence a clairement franchi un cap. Et à cela s’ajoute Barcelone, un circuit réputé pour la dégradation des pneus. En partant de là, on termine P6, mais avec une course parfaite, un P3 ou P4 était sans doute possible. Nous avons aussi été un peu malchanceux avec les safety cars. En ELMS, ces choses-là font partie du jeu, ça va et ça vient.
Je dirais que nous sommes satisfaits de ce P6, mais l’objectif est désormais d’être régulièrement dans le top 4. »

Q2 : C’est la 15e fois que l’ELMS court au Castellet depuis 2013 et vous y avez remporté cinq victoires en LMGTE / LMGT3, plus que tout autre pilote. Vous en avez gagné quatre avec Duncan, votre coéquipier de longue date. Y a-t-il une victoire au Castellet qui vous marque particulièrement ?

« Le Paul Ricard est un endroit assez spécial pour moi, le circuit et moi, ça fonctionne vraiment bien. Je suis toujours rapide ici. La toute première fois que je suis venu, c’était pour du développement Ferrari sur la 488 GT3, et nous avons passé beaucoup de temps ici. Le circuit me correspond parfaitement.

Parmi les victoires avec Duncan, je pense que celle de 2017 est particulièrement importante. Cette année-là, nous avons connu une casse moteur à Monza. En ELMS, avec le système de points, perdre une course rend la suite du championnat très compliquée. À ce moment-là, pour rester dans la lutte, il fallait presque gagner toutes les autres courses.

Nous arrivons donc au Castellet, avant-dernière manche, avec l’obligation de gagner. Nous avons signé la pole et remporté la course. Dans ce contexte, c’était vraiment spécial.

La victoire de 2013 avec RAM Racing est également marquante, même si Duncan n’était pas mon coéquipier à ce moment-là. Nous y avons aussi décroché un titre. Avec Johnny, la légende. C’était probablement la course la plus “ennuyeuse” que j’ai faite, mais aussi l’une de mes meilleures performances. J’ai pris le départ et, au bout de deux heures, j’avais déjà doublé tout le plateau GT. Mais au final, nous gagnons le championnat, donc c’est forcément spécial.

J’aime vraiment revenir ici, je suis toujours très détendu au Paul Ricard. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais pour moi, c’est toujours Le Castellet. »

Q3 : Avez-vous un virage ou une séquence préférée ?

« J’adore le premier secteur, parce que pour moi, c’est du compromis total et de l’engagement maximum. Il y a deux chicanes très rapides où il faut vraiment s’engager dès l’entrée.

Ensuite, il y a le virage 6, qui paraît simple, mais qui est en réalité crucial, surtout quand on ne fait pas la chicane. Ce week-end, on l’utilise, mais quand elle n’est pas là, c’est un point clé : si tu es lent à la sortie du T6, tu es lent pendant les 30 secondes suivantes.

Donc j’aime à la fois le côté très attaquant du début du secteur 1, puis le côté plus “posé”, plus mesuré du virage 6. Il faut trouver le bon équilibre. »

Q4 : La catégorie LMGT3 est extrêmement compétitive cette saison. Quel serait un bon résultat pour vous et l’équipe dimanche ?

« Je pense qu’on peut gagner, mais le problème, c’est qu’il y a probablement 14 voitures sur la grille capables de le faire. L’ELMS est un championnat tellement serré que la régularité est essentielle.

Tu peux finir dans le top 4 à chaque course et arriver à la finale avec une vraie chance de gagner le championnat, ou au moins d’être en lutte.

Mais nous, on veut faire sauter le champagne, on veut être sur le podium. L’an dernier, on a été extrêmement malchanceux de ne pas gagner. On a fait une erreur stratégique, et une safety car au mauvais moment nous a coûté cher, alors que Duncan avait fait une course exceptionnelle et avait une énorme avance sur le reste du plateau.

Donc oui, on vient pour gagner cette course, et c’est réaliste : on a une chance. Mais comme je l’ai dit, 14 autres équipages ont aussi une vraie opportunité. »

 

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Ecrit par
Jeanne Vatat
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