En partenariat avec :

Accueil / L’ELMS et Monza : Matt Griffin

Photo © JEP/ ELMS

L’ELMS et Monza : Matt Griffin

LM GTE - 07/05/2020 - Jeff CARTER

Champion ELMS 2013 en LMGTE, Matt Griffin est associé à Ferrari depuis de nombreuses années.

Il a piloté pour plusieurs équipes et toujours au volant d’une Ferrari. Le pilote irlandais est même souvent surnommé par les commentateurs TV « Matteo Griffoni », c’est pour dire l’importance de son attachement et de sa passion pour la marque Italienne.

En 2018, Matt Griffin a remporté les 4 Heures du Monza au volant de la Ferrari 488 GTE n°55 de Spirit of Race aux côtés de ses coéquipiers britanniques Duncan Cameron et Aaron Scott.

Nous avons profité de cette période de pause du sport automobile pour évoquer avec Matt ses souvenirs sur le circuit de Monza et le sentiment de gagner sur le Temple de la Vitesse au volant d’une Ferrari.

 

Q : En tant que pilote associé à la marque au cheval cabré, qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez couru et gagné à Monza avec une Ferrari ?

« Gagner à Monza au volant d’une Ferrari c’est un rêve d’enfant. Je pilote pour de nombreuses équipes Ferrari, je suis passionné par cette marque et c’est bien plus qu’une simple voiture. Il y a l’esprit Ferrari, l’âme de la marque et piloter et gagner avec eux à Monza est juste incroyable. J’ai été chanceux de remporter plusieurs succès à Monza et avec une Ferrari. Et quand vous gagnez, vous devez signer un gros livre d’or, je ne sais pas où tous ces livres sont conservés mais je suis fier d’y avoir mon nom inscrit à plusieurs reprises. »

 

 

Q : Avec quelle voiture avez-vous piloté pour la première fois à Monza ?

« Croyez-le ou non, la première voiture que j’ai piloté à Monza est une Ferrari 430 GT2. »

 

Q : Qu’est ce qui selon-vous rend Monza si spécial ?

« A Monza, tout pilote, au volant de n’importe quelle voiture, peut ressentir l’héritage et l’histoire de ce circuit et ce dès l’entrée. C’est quelque chose que les circuits récents comme Yas Marina ou le Paul Ricard n’ont pas. C’est un sentiment très abstrait qui s’est construit au fil des années du Sport Auto. Vous ne pouvez pas fabriquer l’histoire, le mythe, et c’est toute cette histoire, cet héritage que l’on ressent à Monza. »

 

 

Q : Vous êtes trop jeune pour avoir couru sur l’ancien « Banking » (la partie ancienne du circuit qui est incurvée, ndlr), mais auriez-vous relevé le défi d’y piloter avec une voiture de l’époque ou même une voiture plus récente ?

« C’est ce pourquoi Monza est surnommé le Temple de la Vitesse. Le « banking » était très rapide et très dangereux. A l’époque, les pilotes étaient comme des gladiateurs et quand ils montaient dans leur voiture pour s’attaquer au banking de Monza ils ne savaient pas s’ils allaient revenir. Ils étaient chevronnés, très braves et comme ils le faisaient de leur propre chef, en acceptant les risques pour être au sommet, cela les rend encore plus nobles à mon avis.

« De nos jours, nous, en tant que pilotes, n’avons pas le même approche qu’à l’époque et comme le sport automobile est beaucoup plus sûr, nous n’avons pas à faire de tels choix. Je ne sais pas si mentalement j’aurai été à la hauteur mais piloter la Maserati avec laquelle Sir Stirling Moss a été victorieux sur le banking serait indescriptible. »

Prochaine session
Classement 2019
ELMS sur les réseaux sociaux