La prochaine course arrive

Course - Sat, 10 Jul 2021 00:00:00 +0200

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2021 . 05 . 14

Rencontre avec Matt Griffin

JEP

L’Irlandais Matt Griffin a pris part à toutes les courses European Le Mans Series disputées sur le Red Bull Ring depuis 2013, signant cinq podiums – dont trois victoires – ainsi que le record du tour de la catégorie LMGTE (1’29’’147, à 174,4 km/h de moyenne).

Nous sommes allés à la rencontre du champion 2013 de la catégorie LMGTE, alors qu’il se prépare à disputer sa septième course ELMS sur le Red Bull Ring au volant d’une Ferrari.

Comment s’est passée la première course de la saison à Barcelone pour vous et votre équipe ?

Matt Griffin : Ca c’est bien passé. C’était formidable de reprendre la piste, l’année dernière avait été un peu décousue du fait de la Covid, mais l’European Le Mans Series a fait du beau travail en parvenant à mener la saison à son terme en 2020. Alors, en arrivant sur la première course, et même avec les restrictions liées à la pandémie, tout s’est passé exactement comme prévu.

En termes de performance, je n’étais pas plus content que cela des qualifications, nous avons fait un mauvais choix de pneus, mais en course, nous avons vraiment été rapides tout le temps. Nous avons un peu joué de malchance avec une crevaison pendant mon relais, mais terminer troisièmes malgré cet incident démontre à quel point nous étions compétitifs. Je pense que la voiture d’Iron Lynx était intouchable, mais la deuxième place était à notre portée. Commencer la saison par un podium est idéal et nous donne une bonne base pour avancer.


Duncan Cameron et vous disputez votre huitième saison commune, mais vous accueillez un nouveau coéquipier en la personne de David Perel. Comment David s’intègre-t-il à l’équipe ?

Honnêtement, Dave est formidable. Aaron (Scott, ndlr) a été notre coéquipier pendant de nombreuses années et occupait une grande place dans l’équipe. Ce changement s’est effectué par le choix d’Aaron de se mettre en retrait. Le niveau est vraiment élevé en ELMS et si on ne fait pas preuve d’un engagement total, c’est difficile d’être compétitif.

Je connais David depuis quelques années, nous avons couru ensemble en tant que coéquipiers, j’ai lutté roue dans roue avec lui l’an dernier quand il était chez Kessel, alors il a été mon premier choix. J’en ai parlé à Duncan, nous en avons discuté avec l’équipe. Puis nous avons demandé à Dave s’il voulait nous rejoindre, et il a dit oui. Il a tout de suite trouvé ses marques et c’est vraiment bien.


Votre palmarès sur le Red Bull Ring est impressionnant, avec trois victoires (dont deux avec Duncan Cameron) et deux deuxièmes places en six départs, ainsi que le record du tour de la catégorie LMGTE. Vous appréciez de toute évidence ce tracé, quelle en est votre portion favorite et pourquoi ?

J’adore ce circuit ! C’est un endroit qui convient vraiment à mon style de pilotage. Je pilote beaucoup au freinage, je sollicite énormément les freins et ils sont très, très importants ici. C’est un des endroits qui sont vraiment faits pour cela : il s’agit d’attaquer mais si on surconduit, on dépasse partout les limites de la piste, alors c’est un aspect important à gérer.

J’aime bien les virages 1 et 2, parce que le 1, même si c’est un virage serré, il faut l’aborder de manière agressive en freinant vraiment tard, prendre une grosse portion de vibreur et la voiture se retrouve sur deux roues. Ensuite, on a une longue ligne droite toute en montée et si on rate la sortie, on se retrouve à la merci de ses adversaires. Mais cela dit, chaque virage est différent, chacun offre 150 trajectoires. Alors, c’est très, très intéressant et c’est un circuit où j’ai connu la victoire, c’est un bel endroit où courir.


Le Red Bull Ring est le circuit le plus court du calendrier ELMS. Avec 32 prototypes en piste ce week-end, quelles difficultés présente-t-il en matière de trafic pour un pilote GTE tel que vous ?

C’est compliqué. Et pour être honnête, c’est compliqué partout. C’est toujours bizarre parce que comme il s’agit d’un tracé court et qu’il y a beaucoup de voitures, on croit que le trafic sera pire. Mais d’après mon expérience, ce n’est peut-être pas plus mal que d’autres endroits, parce que le caractère serré des virages 1, 3 et 4 donne la possibilité de maîtriser un peu les prototypes, de freiner un peu plus tôt et d’avoir une bonne sortie de virage.

Barcelone est difficile à cause des hautes vitesses. Il y a aussi beaucoup de bouts de gomme sur la piste pendant la course, alors c’est très difficile de sortir de la trajectoire. Cela dit, pour la course, ça va être des montagnes russes, ce sera très animé, et ce n’est pas un circuit où j’ai un gros problème avec le trafic.


Quelles sont vos attentes pour dimanche et qui voyez-vous comme vos plus sérieux rivaux ?

Ce sera difficile, car l’équipage de la Ferrari n°80 d’Iron Lynx est très fort et quasi imbattable. Rino Mastronardi, le pilote Bronze du trio, va très vite. A Barcelone, il était le deuxième plus rapide derrière Gimmi Bruni et il est bien plus rapide que tous les autres pilotes Bronze.

Alors, en fait, nous nous battons pour le podium et si nous avons une course exempte de souci, je pense que nous terminerons deuxièmes. Ce ne sera pas facile, parce qu’il y a la seconde voiture d’Iron Lynx, celle de nos compagnons d’écurie qui va être très compétitive, les Porsche vont être de rudes adversaires, et il y a aussi l’Aston Martin. Une deuxième place semble être le meilleur résultat possible, mais on ne sait jamais en endurance.

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